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04 août, 2016

Instagram stories, pour ou contre ?

Depuis hier, c'est la révolution sur les internets : Instagram a sorti sa propre version de Snapchat. Si j'ai été d'abord dubitative, j'ai quand même sans tarder téléchargé la mise à jour pour voir ce que ça pouvait donner.

J'ai mis un temps fou à me lancer sur Snapchat : comme beaucoup, j'ai eu l'impression d'avoir 70 ans et de n'avoir jamais ouvert une application de ma vie. Puis je m'y suis faite, j'y suis de plus en plus de personnes (que j'apprécie ou pas, d'ailleurs un tri s'impose!), j'ai beaucoup ri, c'est un réseau que je trouve assez décomplexé et qui me permet aussi de raconter pas mal de choses inutiles... Bref, Snapchat a pris sa place dans ma routine internet quotidienne...

Le château de l'Hermine à Vannes
Pour me suivre sur Instagram : sailorsupergril

Instagram fait partie de cette même routine depuis tellement longtemps, avant d'être presque détrôné par Snapchat, j'y passais beaucoup plus de temps, puisant beaucoup d'inspiration et de bien-être. Le côté parfait ne m'a jamais dérangée, même si j'ai souvent déploré l'utilisation d'un appareil photo plutôt que d'un téléphone. Mais finalement, je suis là pour voir des belles choses, et je me perds souvent dans les suggestions, happée par les superbes mises en scène que je croise. Loin d'être jalouse, je suis simplement admirative du travail des autres.

Bref, j'aime les deux réseaux, mais pas pour les mêmes raisons.
 
Alors, Instagram Stories, pour ou contre ?

Pour me suivre sur Snapchat, mon pseudo : xeloulou

 POUR

  • Le fait de suivre automatiquent sur stories les gens que l'on suit pour les photos. Alors oui, on a pas forcément envie de voir la vie de tout le monde (perso, je suis environ 500 personnes) mais je trouve ça assez cool de voir les "behind the scenes" des comptes populaires que je suis, et de voir que, eux aussi, finalement, sont humains.
  • Tout est regroupé sur un même réseau, une même application et, avouons-le, ça, c'est quand même carrément cool et pratique. 
  • La transition entre les stories des gens est super sympa.
  • Je ne l'utilise que depuis hier mais j'ai déjà l'impression qu'on est pas du tout sur le même level que Snapchat niveau consommation de batterie.

CONTRE

  • Instagram a été pendant un temps un réseau pour "raconter sa vie" en images, on en est arrivé à une application vraiment artistique où, même si on continue à raconter notre vie, nous essayons de poster de plus belles photos, peut-être plus travaillées ou réfléchies. J'ai vraiment envie d'ouvrir Instagram pour voir des belles choses et pas juste des gens qui racontent leur vie.
  • Les vidéos sont bien trop longues à charger quand on a une connexion un peu pourrie. 
  • Bien-sûr, il n'y pas de filtres visages et c'est sans doute l'une des principales raisons pour lesquelles nous aimons tous tant Snapchat. (donc Instagram, mets toi au boulot si tu veux rameuter des gens :D)
Bon, vous l'aurez compris, comme beaucoup je pense, je ne sais pas vraiment quoi en penser (méga scoop du jour)...

Le fait de tout passer sur Instagram serait beaucoup plus pratique pour limiter le nombre d'applications chronophages, mais je suis beaucoup plus de personnes sur Instagram, et je passe beaucoup plus de temps à laisser charger les stories que je ne sais pas vraiment si ça change grand chose. Et puis j'ai une vrai tendresse pour Snapchat et ses messages privés avec lequel moi et mes potes nous amusons beaucoup.

Abbaye de Paimpont, que l'on peut retrouver sur Instagram :)

Une chose est sûre, il va falloir faire un choix, car il me parait délicat d'utiliser les deux outils pour publier les mêmes contenus. Peut-être que je ne ferai que regarder les stories sur l'un et publier sur l'autre. A suivre!

Et vous? Votre choix est-il fait entre les deux? Snapchat? Instagram? Aucun?
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19 avril, 2016

Et puis.

Et puis il y a ces jours bénis où l'un des plus beaux sourires m'éclate en pleine poire, et où je pourrai déplacer des montagnes. Ces jours où je saute du lit -non- pour profiter, vivre ce que le moment a à m'apporter. Je ne fais que le répéter en boucle mais la Nouvelle-Zélande m'a apporté ça, que je ne me prend plus la tête -ou presque plus- pour des choses qui n'arrivent pas, ou trop tard. Attendre, patienter, voir ce que l'avenir nous réserve sans se précipiter et en acceptant toutes les choses qui arrivent, sans distinction de bien ou de mal. Mon contrat qui est censé être renouvelé mais dont je n'ai pas de nouvelles à deux semaines de l'échéance -faites que je reste encore un peu, j'ai encore besoin de cette petite bulle de bonheur et de sourires-, le client que je fait entrer dans l'expo juste parce qu'il vient toutes les semaines et que ça lui fera plaisir, les gâteaux pour mes collègues qui sont "au régime" mais pas tant que ça finalement "tiens, prend moi une tarte chocolat noisettes comme la dernière fois", les verres en terrasse, la douceur du ciel -enfin- quand je sors du boulot à 20h30 et ces possibilités infinies que semble m'offrir la vie, l'amour du boulot bien fait et passer sa journée à rouler ranger des affiches, les rires quand il faut et le travail sérieux qui suit, les réveils tout doux avec le mec, café et croissants. Tout. Laissez-moi tout s'il vous plait. 



Et puis ces déceptions qui m'éclatent en pleine poire, en fin de journée, quand je touche du bout des doigts la libération. La sidération de passer de si haut à si bas. Se sentir ridicule, de ressentir les choses si fortement. Quelques heures plus tard, accepter. La vie, c'est ça. Mon hyper-sensibilité en fait partie, j'apprends à la dompter mais je n'y arrive pas tous les jours. Les plans sur la comète et les pieds sur terre, un peu pas trop.

J'avais peur de dépasser les 25 ans. Je ne pensais pas que ma 27ème année serait aussi sereine. Elle ne fait que commencer, mais je me sens tellement neuve et optimiste. Tellement libre de tout préjugés que s'en est grisant. Je ne sais pas si je dois continuer à écrire par ici. Le très bon article d'Anouchka me fait me remettre en cause... Est-ce que j'écris pour le peu de personne qui me lit ou pour me faire mousser et me caresser dans le sens du poil ? J'aurai égoïstement tendance à dire que non, mais je ne parle que de moi et de mon rapport au temps et à la vie qui change. Disons que je garde cet espace ouvert pour les moments où j'ai besoin de vider mon trop plein... On verra où tout ça nous mène, même si sans doute pas tellement loin. Le principal est d'être en paix avec soi-même, non ?


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15 mars, 2016

Comme un mantra.

J'aimerai vous dire que je suis triste d'être rentrée et que la Nouvelle-Zélande me manque. Mais ce serait mentir. Oui, la nostalgie me frappe de plein fouet depuis 5 jours... Il y a un an, j'embarquais dans cet avion, après avoir tout quitté, boulot appartement famille amis, avec seulement mon mec sous le bras (mais ô combien le plus important). Et Facebook a jugé bon de me renvoyer dans les cordes avec quelques petits souvenirs depuis... Après ce petit moment de surprise et de tristesse, oh si légère, presque douce, j'ai envie de lui dire merci. Je n'avais pas oublié ces moments, je sais qu'ils sont gravés au fond de moi, mais j'ai ressenti tellement de difficultés pendant les deux derniers mois de notre voyage que les huit autres en sont terriblement ternis. Et si je n'ai besoin que de ça, des ces souvenirs numériques pour me rappeler à quel point c'était beau, alors je prends. Sans hésiter. Je me souviendrais toute ma vie de mes premiers pas sur cette terre étrangère, de la chaleur, de l'odeur et des habitants si accueillants, l'humidité ambiante, aussi. Le moelleux de la moquette de Steve et comment il nous a hébergé sans même nous connaître. Des premières découvertes, de la vie à Auckland dans ce petit quartier si mignon, tout près de Mount Eden. De la vue sur la Sky Tower, depuis Mount Eden, justement. Je crois que je suis immédiatement tombée amoureuse de cette ville, de cette vie, et, n'ayons pas peur de le dire, de ce pays. Tout m'a paru si simple, à portée de main. Changer de vie, comme ça, d'un claquement de doigts. Bien-sûr, les choses ne sont pas toujours allées comme sur des roulettes mais le positif est là, même si je peux pas encore le voir totalement, même si je ne suis pas encore capable de mettre le nez dans les photos pour les trier et en faire un album. Le retour a été si simple, et est si compliqué à la fois. Je me suis glissée dans ma nouvelle vie avec plaisir et appréhension, cette nouvelle vie qui ressemble quand même un peu à l'ancienne, métro boulot dodo. Et, vous savez quoi, j'en suis heureuse. Je prends tout ce qui vient, tout ce positif. J'encaisse, j'emmagasine. Je fais des provisions pour les jours où mon moral me fera de nouveau faux bond. Pour les jours où je me dirai "finalement, c'était peut-être mieux là-bas". En attendant, je regarde, je bois, les mots, les regards des gens, les belles choses, les rencontres, les couleurs du ciel qui sont différentes des autres pays mais toutes aussi belles, oh oui, toutes aussi belles. Je ne les note pas, non, ma bonne résolutions des trois petits bonheurs quotidien est vite tombée à l'eau, remplacée par les envies de livre et les projets de week-end ailleurs qu'à Paris, dans le petit carnet. Mais ces petits bonheurs et ces belles choses, pour les graver, je me les répète chaque soir comme un mantra.











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04 janvier, 2016

Hello 2016 ! Et bonnes résolutions (hé oui!)

Tout d'abord, merci pour vos petits mots sur mon précédent article. Même si le retour n'est pas aussi "compliqué" que je l'imaginais, je suis un peu entre deux chaises, et c'est bon de se sentir soutenue. Vous êtes toujours au rendez-vous depuis presque 5 ans maintenant, et je suis toujours touchée !

Ceci étant dit, parlons peu, parlons bien. Et accueillons la nouvelle année !



Je n'ai pas pour habitude de prendre de bonnes résolutions. Souvent encline à en "prendre" beaucoup trop et à, comme à peu près tout le monde, ne jamais les tenir... Mais cette année, forte de ces émotions vécues à l'autre bout du monde, et ne voulant pas lâcher cette dynamique, je me suis dit "pourquoi pas".

2015 a évidemment mis la barre très haut, même si je me suis souvent laissée rattraper par mes démons. Ma tendance à la procrastination et à l'auto-apitoiement (oui oui) m'ont souvent terrassée, et je sens bien qu'il ne faut pas que je baisse la garde, sous peine de ne pas pouvoir me lever pendant des semaines entières (il parait que la dépression est héréditaire, ce n'est pas ma famille qui vous dira le contraire). Je continue à travailler sur ma positivité et ma manière d'accueillir les choses, j'apprends encore à ne pas me laisser abattre et à ne pas me décourager.


Et donc, en 2016, je me souhaite (et à vous) :
  • Des voyages, pas forcément comme le premier, mais des voyages quand même. Je ne sais pas encore trop ce que tout ça a ouvert en moi et j'attends de le découvrir : j'avais terriblement envie de partir, j'ai adoré tout plaquer pour vivre mon rêve, et je suis, contre toute attente, terriblement heureuse d'être de retour en France. Je pense que c'est sans doute dû au fait d'avoir été "nomade", ce que, soit-dit en passant, je n'aurai jamais pensé apprécier autant. Mais mes affaires et ma vie parisienne m'ont terriblement manqué. 

  • Du yoga et de la méditation. D'ailleurs pour m'aider dans cet entreprise, ma belle-mère m'a offert un beau tapis de yoga ainsi qu'un coussin de méditation, de quoi pouvoir tenir mes engagements avec moi-même. C'est ce qui m'a motivée à me lancer dans le "challenge" Yoga Camp d'Adriene : la reprise n'est pas simple, je n'en ai pas fait depuis 3 mois et je crois que je suis de nouveau rouillée mais je suis motivée et pleine d'intentions. J'en reparle très vite dans un article dédié (j'espère).

  • De la création. J'ai envie d'apprendre à faire de la céramique, je vais d'abord essayer de me trouver un cours d'une heure ou deux pour voir si la pratique me plait mais pourquoi pas me lancer dans l'aventure. Je rêve aussi de reprendre un cours avec Laura Ameba, que j'avais adoré suivre juste avant de partir pour la NZ. Globalement, je ne suis pas quelqu'un de très manuelle, mais j'ai envie de changer ça. Et j'ai surtout envie de me concentrer sur quelque chose qui me fait plaisir et qui me rend fière de moi.

  • De la gratitude. Hé oui, j'apprends de plus en plus à apprécier ce que j'ai, et plus particulièrement les petits bonheurs. Je sais que l'on nous rabâche les oreilles avec tout ça, mais c'est, je crois, le plus essentiel dans la vie. C'est ce que le voyage m'a permis de remettre en perspective : on oublie trop souvent que l'on vit dans l'opulence, et même si j'ai choisi de vivre avec peu pendant 10 mois, je me rend compte qu'on prend vite les choses pour acquises. Une bonne douche, une connexion internet, des fringues propres, de l'argent pour s'acheter des trucs inutiles. Je n'ai pas envie de ne plus consommer, non, mais j'ai envie de consommer mieux, plus en adéquation avec moi-même et mes réelles envies. J'avais déjà entamé ce cheminement : je ne m'achète plus d'habits si je n'en ai pas besoin, j'ai compris qu'acheter des choses avec précipitation ne marchait pas... J'ai encore ce problème avec les livres et Disney, par exemple mais j'y travaille.

  • De la lecture. Je ne pensais pas lire tant que ça cette année, et puis je me suis rendu compte que la lecture est vraiment centrale dans ma vie. J'ai redécouvert le plaisir de lire pour moi, même si je lisais des choses que j'aimais, il y avait le travail derrière, toujours. J'ai pris enfin le temps de choisir mes livres comme je l'entendais, sans me forcer, et je me suis même rendu compte qu'une vraie bonne librairie me manquait terriblement. Je suis de plus en plus accro à Goodreads, vous pouvez m'y retrouver. J'y puise mon inspiration pour mes prochaines lectures et je m'y suis donné le défi de lire 100 livres en 2016. J'en avais lu 81 en 2014.
Bref, du bonheur, surtout. De la joie de vivre, de la positivité, de l'honnêteté envers moi-même, de la force, du caractère, de l'amour... 


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28 décembre, 2015

Je suis de retour.

Je sais, je sais. Je suis partie il y a un bon moment, pour profiter du reste de mon voyage, après quelques mois passés à philosopher et à travailler. Quoi de mieux que mon retour en France pour revenir par ici ?

J'avais besoin, je crois, de coucher mes émotions de retour quelque part, et cet endroit est toujours un peu "le mien", même si je m'épanche beaucoup plus sur Twitter.

Je ne suis plus très à l'aise avec ce blog, j'y ai mis beaucoup du mien et je ne sais pas tellement quoi faire de tout ça. Mais il reste un bon support pour m'exprimer sur des sujets plus abstraits que le blog de voyage (que vous pouvez, bien-sûr, retrouver dans la colonne de droite) et plus longuement que sur mon compagnon sus-cité.

Alors, ce retour, me direz-vous ?



Pour faire vite, nous avons décidé de vendre le van et de prendre les premiers billets sans frais disponibles, tout s'est passé très vite, en une semaine à peine, tout était bouclé : un appel pour le van, une visite et tout était bon, nos billets étaient bloqués jusqu'au mardi matin et nous confirmions notre retour le lundi après-midi. Ce qui nous a décidé ? L'envie de faire la surprise à nos familles respectives en premier lieu (personne n'était au courant de notre retour "très" avancé) et un compte en banque avec uniquement 200$ (et les dollars NZ ne valent pas autant que les dollars US, ce qui n'est pas très marrant).

Et voilà, c'est comme ça que nous sommes arrivés en France le samedi 26 décembre à 6h du matin. Nous avons volé toute la journée du 25 (un peu plus, 28h de voyage, c'est pas rien) et avons passé notre réveillon du 24 au MacDo à côté de l'aéroport, mais, hé, on aurait pas fait mieux avec notre compte en banque miteux !

Que dire ?
Je ne suis pas triste, loin de là. Et c'est marrant parce que je ne pensais pas. Bien-sûr, nous n'avons pas eu le temps de faire tout ce que nous voulions (le piège du temps) mais nous sommes contents de ce que nous avons fait/vu et étions assez pressés de rentrer à la maison. Il faut dire que les problèmes mécaniques n'ont pas aidé non plus.



Mes impressions ?
En vrac, allons-y : facile de rentrer en France, aucun contrôle à l'arrivée. Ça sent bon ici. C'est beau Paris. Je n'ai vraiment pas envie de vivre ici en fait, mais pas en Nouvelle-Zélande non plus. On va chez Disney ? On ira bientôt à Londres ? Mine de rien, elle m'avait bien manqué la famille. Quand tu n'es pas là, tu n'as pas de cadeaux (tout le monde m'a fait un chèque au pied levé (et tant mieux au final)). C'est marrant les surprises. Après 10 mois passés non-stop avec mon mec, il me manque quand même quand je suis seule chez ma mère. C'est plus facile le jet-lag dans ce sens, mais c'est quand même bien chiant (bonjour, je suis debout à 5h du matin). Qu'est-ce qu'on fait pour le jour de l'an ? Rien, comme d'hab. Bonnes résolutions prises quelques jours en avance. Il va falloir chercher du boulot, j'ai pas envie, et je ne sais pas tellement quoi faire. Il faut que j'envoie des mails pour dire que je suis rentrée. Je n'ai pas de fric. Mince, c'est horrible toutes les tentations dans ce pays : magazines, chocolats, croissants. Des croissants ! Donnez-moi des croissants ! Un café filtre ! Donnez-moi un café filtre ! On va revoir les copains, ils m'ont manqué quand même. Mon petit chaton (17 ans, hein, mon petit chaton est un peu vieux) est toujours vivant !

Vous l'aurez compris. Je suis un peu au milieu d'un tourbillon d'émotions, la plupart positives. Tant mieux. Beaucoup disent qu'ils se sentent en décalage après être parti sur un long terme à l'étranger : j'ai juste l'impression d'être partie en vacances, et pas 10 mois. Peut-être que ce ne sera pas la même chose dans quelques jours. On verra. 

Je reviens vite.
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18 août, 2015

Ce que la sophrologie a changé en moi.

Des mois que j'essaie de taper cet article et que je bloque. Des mois que je ne sais pas comment m'exprimer, comment écrire que la sophrologie m'a fait plus de mal que de bien. 

Tout d'abord, loin de moi l'idée de diaboliser cette pratique, elle m'a fait beaucoup de bien sur le moment, j'ai appris de bonnes techniques de respiration et je me suis initié à la méditation. Je pense simplement ne pas avoir "terminé"... J'essaie de ne pas me blâmer, la vie est ainsi faite de choix et de renoncement.

Je m'en veux, de m'être lancée dans cette remise en question sans avoir les moyens financiers qui suivent. J'en veux aussi à la praticienne qui ne m'a pas prévenue des risques d'un arrêt aussi brusque... Je crois que c'était aussi une partie de son boulot.



J'ai commencé la sophrologie pour me détendre alors que je passais le permis. Je l'ai raté une première fois, ait pris la décision de passer en automatique et l'ai eu à la deuxième tentative, détendue. Est-ce que la sophrologie a joué un rôle là-dedans ? Je ne pense pas. J'en étais persuadée quand j'ai reçu le fameux papier "admis" mais avec le recul, je pense que ça n'a rien à voir. Ce permis, je ne le dois qu'à moi-même et à ma décision de le passer en boîte automatique, et non pas manuelle.

Comment quelque chose qui m'a fait autant de mal par ailleurs aurait pu m'aider à avoir ce précieux sésame ? Vous avez 4 heures. 

J'ai toujours été une personne très angoissée, j'ai toujours eu peur de tout. Mais j'ai appris à vivre avec ces phobies, de la bonne manière ou non, j'ai décidé de cesser de m'écouter et de passer outre. Je vis chaque jour avec mes peurs. Ma peur de me blesser et d'aller à l'hôpital ne m'a jamais empêchée de sortir, de cuisiner... Ce n'est peut-être, sans doute, pas la bonne solution, mais j'ai tout enfoui en moi et j'ai décidé de vivre comme n'importe qui (ou à peu près).

La sophrologie a tout fait ressortir. Toutes mes phobies. Toutes celles qui auraient pu être handicapantes mais que j'ai empêché d'être. Ma peur de me blesser : je n'arrivais même plus à sortir un plat du four, tellement j'avais peur de me brûler. La peur des hôpitaux et des médecins : je me suis interdit d'aller voir le médecin malgré une infection et des douleurs au ventre incroyable, parce que j'étais persuadée qu'il allait m'envoyer à l’hôpital. Ma peur des insectes. Toutes. Mes. Peurs.

Je suis devenue aussi beaucoup plus sensible, beaucoup plus à fleur de peau. Je suis déjà quelqu'un qui pleure beaucoup, notamment quand je suis en colère. Mais je me suis mise à pleurer pour tout. Colère, joie, bonheur, tristesse... Je n'en suis toujours pas revenue pour le moment.

Depuis que je suis en Nouvelle-Zélande, j'ai beaucoup de temps pour penser à moi et pour me remettre d'aplomb. Mes phobies vont mieux, j'apprends de nouveau à vivre avec. Même si je suis capable de me déclencher une crise d'angoisse pour un mal de ventre, parce que je pense que j'ai l'appendicite... 
J'ai aussi beaucoup de temps pour réfléchir, et je me rends compte, que, non, la sophrologie ne m'a pas fait de bien. Pas du tout.

Je suis très "bon public" pour ce genre de choses, je pars très vite et je pense que c'est ce qui m'a aussi joué des tours. Impossible pour moi de commencer une "thérapie" de la sorte et de ne pas la terminer. J'ai ouvert la boîte de Pandore et il me faut régler mes problèmes un à un. 

La question ne se pose pas ici, je n'ai pas l'argent, ni l'envie de reprendre des séances, surtout pas en anglais. Mais je me suis mise à la méditation, j'en ai déjà parlé, et au yoga depuis quelques semaines, je réapprends à vivre avec mon corps et à m'accepter (j'avais écrit "me tolérer", révélateur, non ?) comme je suis. 

Et vous ? Des bonnes, mauvaises expériences ? Yoga, méditation ? Rien du tout ? Dites moi tout :-)
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11 août, 2015

Petits bonheurs néo-zélandais.

Puisqu'en ce moment le moral n'est pas au beau fixe, plutôt que de vous embêter et de rabâcher avec l'article "déprime" en brouillon. Grâce à l'intervention éclairée de ma copine Laura, j'ai décidé de me pencher sur le côté positif de la chose...

Et donc de lister mes petits bonheurs quotidiens.

Quoi de mieux que de parler bonheur pour ramener le bonheur ?

  • Prendre le temps d'apprendre le yoga. Que ce soit 10 minutes ou 1 heure, essayer, chaque jour.
  • Méditer, ce qui, il faut encore une fois le dire, me fait un bien incroyable.
  • Promener le chien et prendre l'air.
  • Cuisiner et tester de nouvelles recettes.
  • Remplir mon carnet de voyage.
  • Avoir le temps de lire en anglais.
  • Faire la sieste.
  • Apprendre à aimer la nature.
  • Faire un peu de photo argentique (histoire d'utiliser tous ces films que j'ai embarqués dans ma valise).
  • Travailler et promouvoir les blogs (un peu, faut pas pousser).
  • Rester en pyjama toute la journée.
  • Regarder des vidéos de booktuber (si vous avez des comptes favoris, je suis preneuse, c'est surtout la répulsion/fascination qui m'anime, j'espère comprendre un jour).
Et vous, quels sont vos petits bonheurs ?





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07 août, 2015

Et toi, quel âge as-tu ?



Hier, je regardais une émission australienne sur la télé néo-zélandaise. Un truc un peu nul, une télé-réalité qui va sans doute arriver sous peu dans nos contrées européennes : Married at first sight, ça s'appelle. 
Le principe ? Des psys choisissent deux personnes qu'ils marient sans qu'elles ne se soient rencontrées, s'en suit lune de miel, vie de couple, rencontre des parents... Je trouve ça vraiment nul, sans réel rebondissement... Bref, là n'est pas la question, j'essaie d'améliorer mon anglais (l'excuse).

Hier, alors que je rêvassais devant la télé, je me suis rendu compte que certaines personnes qui participait à l'émission avait à peu près mon âge... Et parfois, je me sens tellement en décalage. 

Ça m'a surtout frappé quand je me suis rendu compte que cette femme qui fait des crises à son partenaire n'avait que 5 ans de plus que moi. 5 ans. Et qu'un jour, j'allais arriver à l'âge qu'elle a, et comment je serai ?

Aujourd'hui, je suis là. J'ai 26 ans. Je ne suis pas trop mal dans mes baskets, quoique sujette à la déprime, à la dépréciation de moi-même. Je n'ai pas de boulot, je me plains beaucoup sans forcément changer les choses, même si j'y travaille. Je rêve de changer de vie, encore, même si je l'ai déjà fait, plus ou moins. Je suis persuadée que je ne veux pas d'enfants, en tout cas pas pour le moment, on verra dans 10 ans. Et encore moins me marier, à part pour un visa. 

Je crois que je suis encore très jeune dans ma tête, j'ai surtout envie de le rester. Et je crois que c'est en ne se prenant pas la tête à ce sujet que ça se passe. D'ailleurs, c'est juste l'objet d'un article, je ne pense pas en permanence à mon âge... 

Je me rend de plus en plus compte que l'âge est dans la tête. Ma mère me l'a souvent répété, "je ne crois pas avoir 40/45/50 ans, l'âge c'est dans la tête". Je ne la croyais pas, je me disais qu'il y avait forcément un moment où tu pensais comme un "vieux" (ouh le cliché). Mais force est de constater que quand on me demande mon âge, j'ai toujours un petit temps d'adaptation, je calcule en fonction de l'âge de ma soeur, même si ça ne marche pas forcément. 

Et souvent, spontanément, je dis que j'ai 22 ans. 
Je me demande ce que je vais ressentir quand je passerai le cap de la trentaine. Celui des 25 me faisait flipper par mal, je pensais que j'allais déprimer. Et puis, en fait, quoi ? Je voulais réaliser un tas de trucs avant mes 25, mes 30 ans... Et puis ce ne sera pas le cas. Le temps passe et on s'en fiche finalement. La vie continue, et que l'on ait 25 ou 48 ans, il faut en faire ce que l'on veut. Et surtout profiter du moment présent.

Facile à dire ?

Et toi, c'est quoi ton vrai âge ?
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02 juillet, 2015

Une promesse.

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de la petite gamine de 12 ans et quelques, plus ou moins, que j'étais quand j'ai découvert Londres et l'Angleterre.

Je l'ai croisée, il n'y a pas si longtemps, au détour d'un chemin méditatif de Nouvelle-Zélande. Un peu triste, un peu frustrée, d'être dans un pays "anglo-saxon" sans retrouver la culture si chère à son cœur. Mais aussi heureuse, d'avoir accompli une partie de son rêve : partir découvrir d'autres contrées.


A cette époque, je suis tombée amoureuse, littéralement, de l'Angleterre. Je m'en souviens très bien, c'était un voyage scolaire, somme toute banal, dans une famille d'accueil. Je ne me souviens pas des détails bien-sûr, mais de cette impression de sérénité qui m'a conquise et ne m'a jamais lâchée. Pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'impression d'être à la bonne place, d'avoir trouvé ma voie. Vous savez, celle dont je vous rabâche les oreilles depuis des mois.

Je ne dis pas ça parce, qu'aujourd'hui, je fais en sorte de me rendre à Londres deux fois par an, voire plus. Je pense que, si j'aime autant Londres et la vie en Angleterre, c'est à cause de cette petite semaine de rien du tout. L'élément déclencheur. Je me souviens avoir été tellement heureuse que j'ai même dit je t'aime à ma mère pour la seul et unique fois de ma vie à ce moment là, avant de lui faire promettre que l'on y retournerai. 

Je me souviens de ces repas absolument dégoûtant, de ceux qui ont fait que des générations de personnes sont et restent persuadés que l'on mange mal, là-bas. Je me souviens de la moquette bien moelleuse, partout dans la maison. Je me souviens que la porte d'entrée était au deuxième étage de la maison, et qu'il fallait descendre pour se rendre dans les chambres et dans la cuisine. Je crois que je peux même encore visualiser notre chambre. 

C'est tout. C'est rien. Et pourtant. Ça m'a marqué à vie. 

J'y suis retournée.
Encore en voyage scolaire, l'année de mes 16 ou 17 ans, je crois. Mon idée n'avait pas changé, j'ai encore plus aimé cette ville, et la visiter façon "histoire de l'art" et architecture (Sans doute l'une des raisons qui fait que je n'aime pas la Nouvelle-Zélande... Difficile ici de trouver des bâtiments dignes d'attention...). 

L'été d'après, j'y passais quelques jours. Et puis plus rien pendant quelques années. Et je ne sais pas pourquoi, depuis 4 ou 5 ans, pas une année se fait sans un voyage de l'autre côté de la Manche.

Alors, quand j'ai croisé la petite pré-ado de 12 ans qui m'a rappelé tout ce que l'Angleterre et Londres représentait pour moi, je lui ai juré que je viendrai vous parler d'elle. 

Et de la promesse que je lui ai faite : un jour, on vivra là-bas...


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30 juin, 2015

Ce que je fais ici.

L'heure est à la flânerie de l'esprit... 
Puisque mes jambes ne me mènent nul part, même après une heure de marche, il faut bien que j'occupe mes journées.


  1. Je dessine. Je colle. Les Mémoires de ce voyage, en essayant de ne pas prendre trop de retard pour ne pas oublier.
  2. Je médite. Pas tous les jours, il y a des journées plus intenses que d'autres (oui!) mais ça me fait un bien fou. Je sais, je me répète.
  3. Je tente un peu de yoga. J'alterne avec la méditation, sans me forcer, tranquillement. On verra plus tard pour prendre de vrais cours mais je me sens déjà plus en confiance avec moi-même. Et j'ai envie de continuer sur cette lancée.
  4. Je lis en anglais. Est-il nécessaire de préciser que je n'avais pas tellement le temps avant ?
  5. J'apprends à me laver correctement les cheveux. Qui-l'eut cru ?
  6. Je réfléchis. Comment m'améliorer ? Qu'est-ce que je veux ? Qu'est-ce que je ne veux plus ?
  7. J'apprends à accepter la vie comme elle vient. A apprécier le moment présent. Puisque ce moment n'existera plus. Flippant, hein ?
  8. Je parle anglais. Et je me rends compte que je ne veux pas en perdre une miette, parce que, décidément, j'adore ça !
  9. Je cuisine. Un peu. Je teste des choses. Ce que je ne prenais pas le temps de faire en France. Pire ? Je mange ce que je cuisine. Et je prends (un peu) de plaisir.
  10. Je tente de réussir un levain. C'est pas gagné, deuxième essai aujourd'hui.
  11. J'écris. Même mal, je m'en fiche. Je prends le temps de bloguer, d'écrire mes avis de bouquins. Et j'aime ça.
  12. Je cherche du boulot. Plus de trois ans que ça m'étais pas arrivé. 
  13. Je rêve d'ailleurs. Oui, encore. Ma soif de découvertes ne s'est pas tarie. Elle s'est transformée. J'y reviendrai, un jour. Ou pas.
  14. Je mange des nachos tous les jours. Pas bien. 
  15. Je suis sur la bonne voie du végétarisme. Et surtout, j'essaie de me faire plaisir en mangeant.
  16. Je marche. Au moins une heure par jour. La preuve qu'avoir un chien à porté de main n'est pas si mal...
  17. C'est déjà bien ?

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29 juin, 2015

Le téléphone cassé.

Vite, vite, changeons de sujet, je n'ai pas envie de laisser l'article précédent prendre toute la place. Je mesure la chance que j'ai d'être ici, ce que j'ai pu accomplir ces derniers mois, tout le monde n'est pas capable de le faire ou n'en a pas particulièrement envie. Mais aujourd'hui, pendant que je promenais le chien, sans téléphone (on y arrive), je me suis dit que je ne pouvais pas trop me plaindre non plus. J'ai de la chance, oui, un peu, d'avoir pu faire ce voyage, d'avoir pu tout quitter comme ça. Et quoiqu'il se passe j'en reviendrai grandie, c'est le principal non ?

Une habituelle longue introduction pour partager mon désarroi : j'ai fait tomber mon téléphone. Ce n'était pas la première fois ni sans doute la dernière mais cette fois c'était sur un sol en simili-marbre et ça ne lui a pas tellement fait de bien. 

J'étais justement en train de réfléchir à ma consommation d'internet, en participant à un écho défi. Inutile de préciser qu'au final, ça me remet pas mal en perspective...


Je passe beaucoup de temps en ligne, aussi bien sur mon ordinateur que sur mon téléphone. Parfois sur les deux en même temps. Et ce n'est pas très bien. Premièrement, parce que c'est du temps gâché à ne pas faire autre chose. Je le sais, j'en prends conscience mais ce n'est pas si simple. Deuxièmement, parce que j'aimerai que ma vie soit plus écolo et que geeker à longueur de journée ne l'est pas du tout. 

Du coup, avec cette histoire, on oublie Instagram. Au final, je ne me sers de mon téléphone que pour communiquer avec ma famille en France, ou avec le Mec quand il est au boulot. Je ne le vis pas si mal mais j'ai mon ordi en appoint, faut pas déconner. Je me rends quand même compte que sans téléphone, je divise aisément mon temps de surf par deux. Il n'est pas rare que je me jette sur mon téléphone pour continuer à lire des trucs en ligne une fois l'ordi coupé...

Toujours est-il qu'aujourd'hui, j'ai pris le parti de sortir le chien (vous l'aurez compris, c'est mon occupation de la journée) sans téléphone et sans heure. Je ne sais pas combien de temps j'ai marché, je n'ai pas eu particulièrement envie de savoir qu'elle heure il était. J'en suis arrivée à la conclusion que mon téléphone me créait de faux besoins. 

Bon, j'ai quand même hâte que le nouvel écran arrive, j'en ai (déjà) marre de m’abîmer les yeux à essayer de lire mes textos. Et je suis un peu dégoûtée parce que je me suis uploadé quelques bouquins dessus (de ceux sont j'attendais la suite avec impatience) et que je ne peux pas lire pour le moment. En plus, l'écran fissuré fait miroiter la lumière autrement, et j'ai tout le temps l'impression d'avoir une notification ou un appel pour du boulot (ce serai trop beau).

Ah, les problèmes du XXIème siècle...

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17 juin, 2015

Ce qui me manque en France.

Hé non, pas les amis ni la famille, étonnant, hein ? (pas tellement de la part d'une personne qui a envie de tout quitter depuis si longtemps)

Bon, au bout de trois mois, je peux dire que des choses me manquent, oui! Pas au point de prendre le premier avion pour rentrer, ni pour ne pas penser à faire un jour ma vie ici (pourquoi pas, même si plein de trucs sont aussi à chier... comme en France !)

Comme je suis matérialiste, voici ce qui me manque le plus :

  • Mes tsum-tsum et mes pins Disney. Le pire ? Voir des nouveaux pins sortir, les vouloir et savoir que c'est une dépense inutile.
  • Disneyland Paris. Je me sens tellement con en disant ça, mais... C'est vrai !
  • Mon abonnement à la thé box. C'est pas que je boive plus de thé ici qu'en France, mais j'aimais bien découvrir de nouvelles marques/saveurs. Et puis le côté sympa de recevoir du courrier. (ici, j'ai rien reçu à part une amende pour stationnement illégal et mon IRD number - pour bosser)
  • Mes bouquins. Et en acheter d'autres. Mon côté collectionneuse va mal. Ici, je ne possède rien. Et j'ai terriblement envie de m'acheter des tas de livres.
  • L'odeur d'une bonne librairie. J'en pleurerai.
  • Quelques fringues. Même si je sais pertinemment que j'ai emporté les meilleures et que je n'aurai pas dû. 
  • Mes ustensiles de scrapbooking. Dont je me suis si rarement servi en France mais que j'aimerai avoir sous le coude ici.



Et comme je ne suis pas si matérialiste (si peu!)
  • La routine bien huilée. Oui, j'en ai souvent eu ras le cul. Oui, j'ai souvent eu envie de tout plaquer. Mais la routine qui fait que je n'ai pas un poids sur le bide à aller faire un test pour bosser me manque. Non, je rigole. Je suis matérialiste. Et si j'avais toutes mes affaires avec moi, je pourrai rester ici toute ma vie.
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01 juin, 2015

Tout est plus intense.



Ici, rien n'est pareil. Rien ne ressemble à ce que l'on connait déjà. On redécouvre le temps, on redécouvre les rencontres...

Le temps. Le temps est subjectif, on nous l'apprend, très tôt, je crois. On nous apprend que le temps passe vite quand on passe de bons moments et qu'il passe plus lentement quand on vit des choses difficiles. Le temps se distord. Mais le temps s'apprivoise. Je vous le jure.

Le temps n'est pas le même ici, la vie ne s'écoule pas de la même manière. Tout est plus intense. Rien n'a la même saveur. On a le temps de prendre le temps, et, ça, ça n'a pas de prix. Bientôt trois mois au pays du long nuage blanc. Et cette terrible impression d'avoir vécu, oui. Mais surtout, d'être ici depuis 6 mois, un an, ou que sais-je encore.

La vie ici est si intense. Si forte. Si nouvelle. Si pleine de découvertes. On a le temps de rien, et en même temps le temps de tout. Lire. Surfer. Marcher pour découvrir les merveilles que ce pays a à nous offrir. Passer du temps avec des gens, rencontrés ici ou là. Pour quelques jours, quelques heures ou peut-être plus longtemps, qui sait.

Qui sait ce que le temps nous réserve.

Ici, les rencontres sont. Elles nous font vivre. Quand on aime quelqu'un, on l'adore. Et quand on ne l'aime pas, on le déteste. Pas de demi-mesure. Pas le temps, justement. Pas le temps de tergiverser. Il faut tout prendre tout de suite, tout accepter. Des fous rires les plus mémorables, aux mimiques qui nous agacent tellement que l'on ne peut pas rester dans la même pièce. 

Il y a des gens que l'on a croisé et que l'on ne voudra revoir pour rien au monde. Il y a ceux qui nous agacent alors qu'on ne s'est pas encore vu (les pires, non ?). Et ceux avec qui le feeling passe tout de suite, ceux avec qui il ne faut pas s'encombrer de gêne ou d'autres choses, ceux avec qui il ne faut pas se dire "mais que va t-il/elle penser de moi ?", ceux avec qui il faut vivre, le plus vite possible, parce qu'il ne seront plus là demain.

J'ai le coeur fendu. J'ai le coeur fendu parce que je tombe inexorablement amoureuse de ce pays. Et parce que je sais que cet amour est voué à l'échec. Je ne resterai pas là. Qui sait, peut-être que je reviendrai un jour mais rien n'est sur. Un an, ici, ce n'est pas assez. Je voudrai y passer ma vie. Que dire de ceux qui restent trois semaines et qui se baladent en express ?

J'ai le coeur fendu parce que je rencontre des gens, de ceux que je n'aurai jamais croisé. Parce que ma petite vie tourne en rond, en France. Parce que je ne suis pas la même, ici, et que j'évolue chaque jour. 
J'ai le coeur fendu pour toutes ces choses que l'on vit, si intenses, si présentes, si fortes, mais qui se terminent, aussi simplement, aussi intensément qu'elles sont arrivées.

J'ai cette douceur amère dans le fond du coeur : cette urgence de découvrir, de vivre, couplée à la peur de rentrer et que tout cela se termine. Trop intense.
Pour oublier tout ça, une seule solution : profiter et vivre le moment présent. 

Une belle leçon de temps, de vie.
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23 mai, 2015

Une histoire de méditation.

Il aura suffit d'un déclic. Partir à l'autre bout du monde. Se retrouver dans une ville de surfeurs, Raglan. Chercher un cours de yoga. Ne pas en trouver. Mais trouver une heure et demi de méditation dans un lieu de rêve, Solscape. Et se dire "pourquoi pas". 

Voilà. 

Voilà, comment j'ai réussi à me mettre à la méditation. 

Quelques fleurs pour méditer

Au premier abord, on dirait que c'est simple. Qu'il suffit de le vouloir, de lire deux ou trois livres sur le sujet pour le faire (Je médite jour après jour de C. André, un petit bonheur à lire, relire, offrir, s'offrir). On sait qu'il faut respirer, être dans le moment présent. Oui. Mais non. C'est plus que ça. Bien plus que ça. Même si c'est un bon début.

Je ne saurai pas l'expliquer. Sans avoir la prétention de me classer dans la catégorie des "méditantes", je pense pouvoir dire sans hésiter que ceux qui médite savent. Cette heure et demi de méditation n'était pas la meilleure que j'aie pu faire, loin de là. J'espère sincèrement qu'il y en aura de bien meilleures. Mais elle a tout déclenché. Oui, je me suis endormie. Oui, j'ai bougé. Oui, c'était tellement, trop, long que j'ai failli faire une crise d'angoisse, me lever et partir en courant. Oui, c'était dur. Mais j'ai eu le déclic. Le bien-être que j'ai pu ressentir après, cette sensation de légèreté m'a convaincue.

Je suis pour la méditation laïque. Pas pour un truc où l'on va me parler de Dieu, ou de mes chakras. Cette leçon de méditation a été un peu "trop" d'un coup. Un peu pas comme je le voulais, mais qu'importe, elle m'a mis le pied à l'étrier.

J'avais téléchargé la célèbre application Headspace avant de partir mais je n'avais pas eu envie de me lancer, ou pas la motivation tout simplement. Il m'a fallu quelques jours après cette première séance, pour digérer, pour saisir, pour comprendre. Et puis je m'y suis mise doucement.

Pas de panique, je ne viens pas dire que je suis une pro de la méditation. Je suis sur les 10 premières leçons de 10 minutes depuis trois semaines, en moyenne une tous les deux jours, voire moins.

Et je touche au bout, je termine aujourd'hui (ou demain)(à l'heure où j'écris cette article) mes 10 sessions. Mon budget ne me permet malheureusement pas de payer pour continuer à suivre. Dommage, les sessions "créativité" me parlaient beaucoup... Mais je verrai ça à mon retour. Pour continuer sereinement, j'ai téléchargé quelques documents que l'on trouve en ligne. Et surtout, des méditations plus longues (ce n'est pas gagné, je ne retrouve pas ce que j'aimais tant dans Headspace, je passe mes méditations à m'endormir... mais ça fera l'affaire, c'est un bon exercice).

Qu'est-ce que ça m'apporte ?
La méditation m'a apporté plein de choses. Je pense pouvoir dire que je suis assez sensible à ce genre d'exercice, et même si je suis loin d'être parfaite, je suis très vite emportée. La sophrologue que j'avais vu m'avait dit que j'étais une super patiente pour cette raison.
J'ai tout de suite ressenti des bénéfices à la médiation : moins de maux de têtes (sauf ceux liés aux règles, il va falloir que je me penche sur la question, d'autant que ça me bloque une bonne semaine/10jours par mois), moins de maux de ventre, moins de sieste et moins de ressenti de fatigue : méditer 10 minutes me permet de me relever en forme et de ne pas avoir cette sensation lourde de fatigue, je me sens métamorphosée. Je n'ai pas fait de sieste depuis plusieurs jours :-)

Et, donc, créativité. 10 minutes de méditation me reboostent pour faire mon carnet de voyage. Celui dont je parlais dans un précédent billet. Et me donnent l'inspiration pour des tas d'articles, j'ai envie d'écrire... Miracle, non ? C'est notamment d'une méditation que sortent toutes ces bonnes résolutions du dernier article, je réfléchis énormément sur moi-même. J'ai envie de changer le monde, et ça passe par la méditation et par me changer (en mieux, j'espère!) moi-même.

Photo

Bon, mis à part tout ça, toutes ces choses positives, j'ai quand même un peu de mal à m'y mettre. 10 minutes par jour, ce n'est rien, mais j'ai du mal à les trouver. Procrastination, n'est-ce pas ? Je me rends compte que je suis vraiment une grosse flemmarde, et que, même si 10 minutes ne représente quasiment rien dans ma journée, j'ai vraiment du mal à me décider. Peur d'être dérangée aussi. Pas envie de quitter l'ordinateur (qu'a t-il de si intéressant à me dire ?). Pas envie de quitter mon bouquin (je ne parle pas de celui que je suis en train de lire actuellement qui est vraiment horrible). Il va falloir que je trouve un peu plus de motivation !

Je crois que c'est à peu près tout ce dont je voulais parler sur la méditation. Cet article un peu brouillon a pour but de vous dire : lancez-vous. Essayez. Et lisez aussi l'article de Caroline du blog Le plus bel age
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08 mai, 2015

Bonnes résolutions pour mon retour.



Oui, on ne se refait pas. J'y pense déjà, j'avoue. Peut-être parce que j'ai un petit coup de barre. Peut-être parce que l'arrivée de la nuit m'angoisse, en ce moment. Peut-être parce que mon corps, après deux mois de soleil ici, n'est pas prêt à retourner en hiver. Peut-être... Je ne sais pas. Ce n'est pas ma famille ou mes amis qui me manquent (à part ma soeur et mon chat, en gros) mais surtout un certain "style de vie".

D'ailleurs, tant que l'on aborde le sujet. On ne sait pas de quoi le retour sera fait. Je ne sais pas si je compte rester en France, me poser un certain temps, bosser et repartir. Repartir tout de suite. Rester ici, parce que je serai "contentée" de mon aventure. Aucune idée. Et j'ai beau penser au jour où je reviendrai en France, je ne me focalise pas pour autant dessus ni sur le sujet de sa "contenance" (mis à part pour parler de bonnes résolutions à appliquer, cela pourrait fonctionner à partir du moment où je deviendrai sédentaire dans un pays donné). Ceci est donc un hypothétique article, rempli de bonnes résolutions qui me viennent à l'esprit, ici, alors que je dispose d'un temps quasi-illimité pour faire ce que je veux. L'écrire par ici ne fera que l'ancrer, j'espère...

Le fait d'avoir le temps me permet, ou me donne envie, de faire plein de trucs : scrapbooker notre voyage, réorganiser mes boards pinterest, marcher, lire (plein de choses, même si la culture "livresque" n'est pas la plus accessible ici !), méditer (oui, je m'y suis mise, un peu, j'en parlerai sans doute)...
Ici, tout me parait possible et accessible. Alors, oui, pour le moment je ne travaille pas, je me lève à l'heure que je veux (dans la limite du possible puisque nous sommes la plupart du temps en helpx et que nous devons des heures de "travail" à nos logeurs), j'organise ma journée comme je l'entend, avec les contraintes que je veux m'imposer.

Je crois sincèrement ne jamais pouvoir reprendre une vie "classique". Je crois que je ne pourrai pas passer ma vie à travailler, pour un salaire ridicule, pour un patron qui en voudra toujours plus (ou pas). Je crois que le travail n'est pas au centre du bonheur, que le travail n'est pas "la vie", même s'il en fait partie, bien-sûr. J'ai cette pensée depuis pas mal de temps, mais elle prend vraiment sens ici. Attention, je n'impose ce mode de pensée à personne. Il reste simplement mon ressenti. J'ai eu la chance de travailler pendant près de 5 ans entourée de livres, ma passion, ce qui est ce que l'on peut souhaiter à tout le monde. Mais je reste intimement persuadée que j'aurai fini par m'en lasser un jour.

Cette immense introduction pour poser sur le papier mes envies du moment. J'espère qu'elles seront durables et applicables dans le temps, et pas simplement un effet du voyage, qui me fait croire que tout est possible :D...

Donc, à mon retour, prendre le temps de :

  • Découvrir les coins cachés de mon pays d'origine, j'ai nommé la France. On ne soupçonne pas les beautés qui s'y trouvent. Pas besoin de parcourir le monde pour les voir (enfin, si, mais pas que)
  • Me mettre à la mosaïque et à la sculpture sur métal (oui, il faut voir grand dans la vie). J'ai vu des réalisations qui m'ont donné tellement envie d'apprendre et de créer par moi-même.
  • Trier. Mes habits, mes affaires, mes collections. Tout ces trucs en trop que je me trimbale depuis des années et qui ne servent qu'à prendre la poussière et à me faire perdre du temps en rangement. Les tsum-tsum, autres collections Disney, renard et les livres sont d'offices exclus de ce classement, bien-sûr :D
  • Continuer la marche, continuer à m'activer et à me bouger.
  • Me renseigner et militer pour le revenu de base. J'y pense de plus en plus. Je ne dis pas que c'est LA solution, mais, pourquoi pas. Pourquoi ne pas toucher un revenu minimum pour avoir, peut-être, la possibilité de faire ce que l'on veut de son temps. Je pose ça là. On en avait déjà parlé par ici, il faudrait que je retrouve l'article, qui, en substance, disait : que feriez-vous de votre temps si vous n'aviez pas besoin de travailler pour avoir de l'argent ?
  • Changer mon mode de vie, mieux consommer. Faire attention à l'eau, ne pas utiliser trop de sacs plastique, essayer de réduire drastiquement mes déchets. Manger différemment, devenir végétarienne, définitivement. Je suis sur la bonne voie, mais j'ai encore besoin de temps. C'est la raison pour laquelle je n'en parle pas ici. Je suis en pleine réflexion sur mes réflexes et sur moi-même... Il faut le temps de digérer tout ça, c'est le cas de le dire !
  • Méditer. Y'a t-il quelque chose à ajouter ?
  • Cuisiner une recette épinglée sur Pinterest par semaine. Je le dis haut et fort. Cette bonne résolution est à l'origine de cet article ! Puisque j'ai le temps de trier et de ranger mon compte depuis que je suis ici, j'ai décidé qu'il fallait mettre ce temps à profit.
  • M'engager dans une association. Je ne sais pas encore laquelle, je me rends compte que tellement de choses me tiennent à coeur et je ne sais pas à quelle cause me vouer pour le moment. Mais c'est une piste à creuser.
  • Continuer à scrapbooker. J'essaie de le faire ici, et franchement, ça me booste à fond. J'en ai déjà parlé dans un précédent article, mais je me lâche, j'essaie de ne pas avoir de préjugés sur ma qualité de dessin, et je me fais plaisir, tout en mettant en page mes beaux souvenirs.
  • M'abonner à Frankie. Ce magazine tellement, tellement inspirant. Il me fait croire que tout est possible, que je peux y arriver. Que je peux devenir ce que je suis réellement.
  • Commencer une thérapie pour soigner ma phobie des insectes. L'Australie nous tente, vraiment. Les paysages, les villes, tout. Mais je suis, aujourd'hui, incapable de booker un billet d'avion, par exemple, tellement j'ai peur des insectes. Je ne veux plus que mes phobies me gâchent la vie. Et m'empêchent de faire les choses dont je rêve.


C'est déjà pas mal ?
Je sais que je me répète, mais j'ai réellement la sensation de me transformer ici. C'est vraiment le déclic qu'il me fallait pour voir les choses d'une autre fenêtre, ou depuis l'autre côté de la barrière... Non, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, je le confirme, même si on le savait déjà, n'est-ce pas ? Oui, je rentrerai sans doute en France, ou au moins en Europe. Par contre, malgré mon retour, j'espère que je resterai dans cette optique, que je resterai dans l'effort et dans l'envie d'améliorer les choses.

Je pose ça, là, comme ça, et je vais laisser décanter toutes ces envies...


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28 mars, 2015

Minimalisme à l'autre bout du monde.

Voilà un petit moment que j'ai envie de réagir à tous les articles sur le minimalisme que je vois passer. Je me suis posé la question du tri avant de quitter mon appartement de Longjumeau pour aller vivre chez mes beaux-parents en décembre, mais il est tout de même plus rapide de tout mettre en cartons sans réfléchir...

Je me rends compte que je déteste jeter. Je crois que j'ai un rapport particulier avec l'argent, je n'aime pas jeter parce que j'ai payé, et que je m'en veux de jeter quelque chose qui m'a coûté de l'argent. Ce point + le côté sentimental que j'ai par rapport aux objets font que je garde presque tout ce qui me tombe sous la main (les pins, les renards en tête de liste bien-sûr... Mais aussi les carnets, les sacs et les écharpes. Tiens, et pourquoi pas les pyjamas).

Bref. 
Comme d'hab.
J'ai envie de consommer moins, mais mieux. 
J'ai eu envie, disons. Parce qu'à l'autre bout du monde depuis deux semaines, pour le moment mes seules consommations sont la nourriture et l'essence.

J'ai décidé de partir avec 10 jours d'habits. J'ai une valise grande comme... Je ne sais pas quoi, mais tellement immense qu'on a mis des heures à la rentrer dans notre tout petit camper-van... J'ai honte. J'ai voulu une valise parce que je savais qu'on aurai une voiture et que je ne la bougerai pas. Et je l'ai remplie de conneries.

Après deux semaines ici, je peux le dire : je n'ai pas besoin de plus de la moitié de ma valise. C'est une bonne leçon, je crois, même si, pour le coup, elle est plutôt encombrante. J'en suis presque à me dire que je vais aller vendre des trucs aux friperies (bon, pas encore, parce que j'ai ce problème de l'attachement aux fringues, mais voilà, l'idée commence à faire son chemin).

Mes affaires, donc, tiennent dans un tote-bag et un sac à dos de rando 20L (et une trousse de toilette mais je ne me suis pas encore servi de la moitié des choses qui sont dedans, laissons lui le bénéfice du doute).
Plus minimaliste, tu meurs ?

J'ai donc en ma possession : 
6 t-shirts
2 pulls
2 gilets
2 pantalons
1 short
1 pyjama (bambiiii)
6 culottes/paires de chaussettes (heureusement que j'en ai une en rab dans la voiture, j'en ai une qui vient de craquer) + 1 paire en polaire
2 soutiens-gorge
3 paires de chaussures (2 Bensimon et 1 paire de sandalettes)(à voir parce qu'il n'a pas encore vraiment plu ici et l'hiver n'est pas encore là...)
1 casquette
1 ceinture
3 serviettes de bain de différentes tailles
1 ordinateur
1 téléphone portable
3 appareils photos (1 numérique, 1 instax avec films et 1 compact argentiques avec péloches)
Les chargeurs qui vont bien
4 doudous (ben oui, quand même, n'oublions pas que je suis une grande gamine)
1 trousse avec des stylos et un petit carnet
1 livre
Mes papiers (permis, passeport, visa...)
3 écharpes

Et... C'est tout !
Bien-sûr, je ne suis là que depuis une semaine. Peut-être, sans doute, que j'aurai besoin d'aller dans ma valise pour une chose à laquelle je n'aurai pas pensé (mon stock de pilules pour un an est dans la voiture par exemple, de même que mon stock de tampons (glamour toujours)(mais vu le prix ici, je me dis que j'ai raison)...). Il ne fait pas encore froid, je n'ai pas besoin de m'habiller très chaudement. Il ne fait pas très chaud, j'ai laissé mon maillot de bain...
Mais c'est un bon exercice.

Peut-être que dans un ou six mois, je pourrai me débarrasser de quelques trucs auxquels je n'aurai pas du tout touché, ou vendre les livres que j'ai lu pour en acheter d'autres (aurais-je pensé dire ça un jour ?!). Me reste l'histoire de la trousse de toilette, j'attends de voir ce que j'utilise ou non pour me prononcer. Mais, franchement, avais-je vraiment besoin de prendre ma nintendo DS ou tous ces livres ou tous ces pyjamas ? La réponse est non.

Et vous ? 
Minimalisme en voyage ? 
Ou 12 paires de chaussures et l'armoire qui va avec ?
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04 mars, 2015

Les rencontres ne se font pas par hasard.

Il y a cet ostéopathe qui s'occupe de ma mère et que je suis allée voir vendredi soir, pour me "remettre droite" avant de partir. J'ai mal au dos, aux jambes, partout. J'ai souvent l'impression d'avoir 70 ans. Mon corps a souvent du mal à suivre...

Les gens que l'on croise ont forcément des choses à nous apprendre, à nous communiquer. Parfois, les connexions se font et on ressort grandit d'une conversation.

C'est ce que j'ai vécu hier soir.

Photo via Tumblr

Je m'y rendais pour la simple et bonne raison que j'ai une pointe dans le dos en permanence, surtout quand je suis tendue (normal, départ dans 9 jours) et fatiguée (ne croyez JAMAIS que tout quitter vous rend serein). Et une douleur chronique à la jambe gauche. 

Le médecin m'a à peine manipulée, il a trouvé la solution tout de suite : je me tiens mal ce qui entraîne des douleurs dans tout le corps. Je me retrouve avec un exercice à faire plusieurs fois par semaine pour apprendre à me redresser. Mais ensuite, il m'a parlé de mes maux de ventre, que je n'avais pas mentionnés. 

Je ne sais pas si je parle vraiment ici de mes phobies, j'ai souvent honte et je me sens ridicule. Mais j'ai peur d'être malade, des examens médicaux et de l'hôpital. J'ai tellement peur que je vais rarement chez le médecin, sauf en cas d'urgence extrême. Forcément, j'ai dû lui en parler hier. 

Il m'a tout d'abord rassurée en me disant que je n'avais rien. Rien de grave. Je l'aurai embrassé rien que pour ces mots. 
Juste besoin d'un petit rééquilibrage alimentaire, moins de viande, moins de gluten et moins de laitages. Pas de fruits acides en hiver. Un lien à garder avec la nature et puis, marcher, beaucoup.

Tout va se mettre en place en Nouvelle-Zélande, on a prévu une prise en main drastique qui ira avec notre changement de vie. Je vous en dirai plus quand tout ça sera effectif, je n'ai pas trop envie de m'avancer...

Mais il m'a dit quelque chose de plus, quelque chose qui m'a rassuré sur la voie dans laquelle je me lance, sur les réflexions que je me fais chaque jour et je crois que l'on ne pouvais me faire plus beau compliment : "vous avez une belle âme".

Photo via Tumblr

Nous avons eu une longue conversation, je suis restée plus d'une heure dans le cabinet. Il a fini par me congédier en refusant de me faire payer.

Je crois qu'on ne doit pas passer à côté de ce genre de rencontre. Je ne le reverrai sans doute jamais. Mais ses mots résonneront en moi encore longtemps, me donneront la force d'avancer quand les matins seront plus compliqués que d'autres. Il faut enregistrer les messages positifs que l'on nous envoie. Et ne pas oublier d'être, d'être simplement dans le moment présent, pour être prêts à accueillir les belles paroles.
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26 février, 2015

De pourquoi, comment...

...On évolue.

Je ne sais pas si vous me suivez sur Twitter (encore lui!) mais j'ai lâché la semaine dernière un commentaire laconique sur la stagiaire présente pour deux mois à la librairie, qui s'est gentiment invité à la fête de mon départ/fête d'arrivée de ma nouvelle collègue/repas entre collègues du jour de l'an...

On avait prévu de dîner toutes ensemble, plus conjoints, on en a parlé devant elle, et elle a fini par demander ce qu'elle devait apporter, sans mettre d'autres formes qu'une simple question, "qu'est-ce qu'il faut amener pour lundi soir?".

C'est bête, peut-être, mais je suis directement montée sur mes grands chevaux, je me suis sentie hyper persécutée par sa question... Déjà parce que parler de quelque chose devant quelqu'un ne veut pas forcément dire qu'on veut que la personne soit là, qu'en plus on ne lui a jamais expressément demandé de venir, et que bon, la question de la chose à ramener comme un cheveux sur la soupe fait qu'on a, de toute façon, du mal à refuser.

Perso, je l'ai juste méchamment envoyée bouler en bafouillant et en devenant toute rouge. Gênée. Ma patronne n'a pas eu le cœur de lui dire de ne pas venir. Bien-sûr ! Comment refuser quand les choses sont présentées de cette manière ?

Bref (encore!), j'étais en colère quoi.

Photo

Et puis, je me suis dit à moi-même ce que je pense à chaque fois que quelqu'un est mal-aimable/odieux/pas souriant avec moi : "c'est de sa faute, c'est le prisme par lequel cette personne voir les choses qui la rend comme ça".

Et je me suis vue d'un œil extérieur, faire la tronche, ne pas lui répondre, ne pas la regarder, et je me suis dit que j'avais un vrai problème. Moi. Que, voilà, elle était venue, ce n'était pas forcément ce que l'on voulait (8 desserts de prêts, 8 plats de prêts, on avait visiblement mal compté) mais que, pour le coup, c'est moi qui avait quelque chose à me reprocher et pas elle. 

Enfin si. Mais non.

Le problème, c'est que je trouvais qu'elle était un peu trop "présente" disons. Et je me suis posé la question de pourquoi ça m'agaçais autant : je crois que je suis pareille. Je suis curieuse, je regarde tout ce qui me passe sous les yeux, j'écoute ce qui se dit autour de moi, j'ai les yeux et les oreilles qui traînent, en permanence... Alors parfois, c'est cool, je pense... Dès que ma patronne avait besoin de se rappeler de quelque chose, j'étais là. Mais à long terme, est-ce que ce n'est pas lourd comme attitude (par rapport aux autres) ?

Je me suis observée dans ce sens pendant toute la semaine... Poser des questions, m'inviter dans une conversation que j'écoutais d'une oreille mais à laquelle j'avais envie de participer, regarder derrière l'épaule des gens... Je n'arrête jamais. Je crois qu'il faut que je me calme, que je lâche un peu prise. Parce que cette curiosité là était peut-être une qualité, mais je crois qu'elle est en train de se transformer en défaut.

Bon, je suis toujours en train de me remettre en question. J'essaye d'être en évolution permanente dans ma façon de penser et de vivre les choses. Du coup, je me suis dit que ce que je faisais était nul. Que je voyais la brindille dans son œil, alors que je ne voyais pas la poutre dans le mien. 

Et je me suis remise à sourire. Je me suis détendue, j'ai été contente d'aller au boulot. J'avais l'impression de ne servir à rien pour ces deux semaines, mais je me suis réapproprié la chose, et tout va mieux.

Il n'y a pas de secrets : accepter les autres pour s'accepter soi-même. 
J'ai encore du boulot mais je crois que je suis sur la bonne voie.
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12 janvier, 2015

J'ai mal.

J'ai mal à la France. 

Mercredi, j'étais au boulot, encore innocente. En plein service... Et puis mon portable m'a envoyé plusieurs notifications Twitter me disant que mes contacts étaient beaucoup à parler de #CharlieHebdo, j'ai trouvé ça étrange, ai cliqué et suis tombée dans une tristesse sans fond...

Sur le moment, je n'ai pas compris. Comment Charb et Cabu avaien-ils pu mourir en même temps, ils étaient malades ? 

Pour moi, Charlie Hebdo, c'était le truc un peu graveleux que je n'avais pas le droit de lire, gamine. 
Et c'était parfois le journal qui allait un peu loin dans les caricatures... Mais bon, après tout, ils faisaient bien comme ils voulaient. 

Pour moi, Charb, Cabu et Wolinski, c'était un peu les "beaux livres" qu'on prenait à Noël à la librairie, histoire de, mais qu'on ne vendait pas forcément dans mon petit village de bobos hyper cathos.

Je ne suis pas devenue subitement Charlie, grande défenseure d'un journal que je n'ai jamais ouvert. 

J'ai d'abord pensé à la famille, aux amis, aux proches. A la vie que l'on décide de retirer, comme ça, d'un coup de kalachnikov, parce qu'on se croit supérieur et meilleur que les autres. J'ai pensé à la tristesse, aux gens qui se sont dit au revoir le matin, se sont engueulés peut-être, pensant se revoir le soir, et qui ne se sont jamais retrouvés.

Un froid immense m'a saisie de l'intérieur, dans mes os, et ne m'a plus quittée. 
Et tout a continué. 

Montrouge, jeudi matin. Où, quand, comment ? L'horreur continue. Une autre peur, plus insidieuse, cette fois : ma petite sœur est à l'école à Montrouge...

L'oise, vendredi matin... Une Clio braquée à une femme (je crois que l'on a su après que c'était en fait un homme), mais MERDE, ma mère et mon autre sœur ont toutes les deux une Clio...

Et puis porte de Vincennes, le cauchemar continue...

J'ai passé trois jours en stand-by. Comment continuer à mener une vie normale, à travailler normalement quand on a la sensation que notre pays est au milieu d'un mauvais téléfilm ?
Trois jours, coincée devant l'ordi, au boulot, sans pouvoir détourner mon regarde de la page du Monde Live.

Trois jours qui n'ont aboutit à aucun soulagement. Aucun des trois ne répondra jamais de ses actes, nous avons empêché la barbarie par la barbarie... Mais c'est mieux que rien, non ? Il parait que les 17 morts, les 17 enlevés à leurs famille et proches ont été "vengés"...

Ça, c'est l'avis de la plupart de mes "amis" facebook... J'en suis très heureuse. Ou pas. Très égoïstement, je crois que je suis heureuse de partir, de quitter ce pays si mal en point et surtout ces gens, qui se croient pleins de bon-sens mais ne font que débiter des banalités affligeantes.

Et puis dimanche. L'envie de se rendre à la marche, mais la peur, au fond, qu'il arrive quelque chose de grave, encore. La peur d'être au mauvais endroit, au mauvais moment. La peur a gagné. Je suis allée là-bas en pensée. 

Et pour une fois, depuis longtemps, je crois que j'ai été fière d'être française, fière de mon pays et de ce qu'il est capable de mener, parfois.

Un mal pour un bien ?

Photo par AFP, via Twitter
***

(C'est peut-être un peu "tard" pour parler de tout ça, ressasser des paroles déjà vues et revues, mais je crois que j'avais un peu besoin, comme beaucoup, de mettre des mots sur tout ça. 
Sur cette douleur immense que je ressens pour les proches, surtout. Puisque c'est ça qui prime. Avant tout, il ne faut pas oublier que des familles ont perdu l'un des leurs... 
C'est un acte à double tranchant... La nature humaine est capable de beaucoup de choses horribles, mais je crois que, dans un sens, tout ça m'a ouvert les yeux sur le monde et me redonne aussi, quelque part, foi.
N'oublions pas le Nigéria et Boko Haram dont nous n'avons pas entendu parler dans les médias, tout autocentrés que nous sommes... A lire ICI)
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