19 juillet, 2014

Petite poésie du samedi matin.

Il fait chaud. Trop chaud. On a supplié le soleil de revenir, et il est là, puissance 10000. Trop présent. On est jamais contents, hein ? Marre de la pluie, mais aussi marre de cette chaleur étouffante. Personnellement, j'accueillerai la pluie comme une délivrance, mais c'est parce que j'en aime l'odeur après la chaleur. 

Cette nuit, nous avons dormi les fenêtres grandes ouvertes. Toutes. Les trois. Dans l'espoir de faire un courant d'air qui n'est jamais venu. On ne sait pas comment, par contre, mais les moustiques ont été de la partie et nous on fait passer une nuit d'enfer. Pourtant, la soirée, pour une fois, a été sans télé et sans écrans. Nous avons vécu à la lueur du soleil couchant...

Tant pis. 
C'est comme ça. Ce n'est pas drôle. Mais il faut faire avec. 

Il faut faire avec le réveil à 5h20, celui que l'on sait inévitable. Une envie de café, la faim qui se réveille... Debout! 

Et...


Photo

Voir le jour se lever, petit à petit. Prendre conscience de cette immensité qui nous englobe et des choses immuables qu'elle contient.

Entendre les bruits se diversifier au fil de la lumière qui se lève. Silence de la rue en travaux, rares bourdonnements de moustiques (encore eux!). Puis quelques oiseaux, un coq au loin ? Premier train, premier atterrissage de l'aéroport d'Orly puis premier décollage.

Sentir la fraîcheur s'installer sur le bord de la fenêtre. Les pieds dans le vide, une tasse de café dans une main, un nouveau livre dans l'autre. Avoir presque froid mais savourer ce moment, on a eu tellement chaud hier, cette nuit. Frissons. 

Les vacances, ce soir. Ce mois. Commencer par ces deux semaines de rien. Prévoir un journée chez Disney, une, non, deux journées à Paris, au moins. Un séjour chez maman qui s'avère compliqué, encore une fois, puisqu'elle n'entend pas mes supplications de balade. Cette envie de partir avec ou sans le mec, qui n'est en vacances que dans deux semaines, lui!

Le jour enfin levé, allumer l'ordinateur. Envoyer quelques tweets matinaux alors que les internets dorment encore. Chercher un billet de train ou d'avion pour aller 4 jours chez Papy qui sortira tout juste de l'hôpital... Hésiter... Est-ce une bonne idée ? Ai-je l'argent ? Je suis encore en pleine réflexion. Pau me manque et j'ai peur de ne pas la revoir avant le grand départ.

Les réveils matinaux sont propices à la méditation et aux "grandes" réflexions. Se dire que puisqu'on part, toutes ces choses sont, sans doute, les dernières... Ce n'est pas nostalgique, juste une constatation. Mais il va bien falloir y penser, et se mettre à savourer ces derniers instants. Dernier été en France pour le moment, derniers moments dans cet appartement qui nous aura causé bien des soucis, derniers services et derniers repas au soleil sur la terrasse... 

En attendant, cueillir ces doux moments en suspens que la vie nous offre... Profiter... Du moment, du calme, d'être, tout simplement.
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